Un choc a frappé l'écosystème cross-chain. Suite aux récentes fuites de fonds d'environ 43 milliards de wons survenant chez Kelp DAO et LayerZero, le projet Union a tiré la sonnette d'alarme en pointant un défaut fondamental de conception. Union a diagnostiqué que cet incident ne résultait pas d'une simple erreur technique, mais des limites structurelles de l'architecture basée sur la confiance qui soutient actuellement l'interopérabilité des blockchains. Ce cas devrait être enregistré comme un exemple révélant crûment une vulnérabilité essentielle partagée par toute l'industrie. L'analyse indique que la cause directe de l'incident est une combinaison de plusieurs facteurs : un multisig à signature unique, des nœuds RPC manipulés et une attaque DDoS. Cela a conduit au retrait illégal de 116 500 rsETH via un bridge. Les experts soulignent que le problème était plus fondamental qu'un piratage ou une fuite de clés, il résidait dans la manière même dont le système était conçu. Ils affirment que le modèle actuel, qui dépend d'infrastructures hors chaîne ou d'un petit nombre de validateurs, est intrinsèquement vulnérable aux attaques d'ingénierie sociale ou aux intrusions externes. En alternative, Union propose activement un modèle de « vérification par consensus ». Cette méthode, au lieu de faire aveuglément confiance à une infrastructure intermédiaire, implique que la chaîne réceptrice vérifie directement les en-têtes de bloc signés par les validateurs de la chaîne émettrice. Cela permettrait une vérification fondamentale de l'authenticité des données. Cependant, cette approche se heurte à un nouvel obstacle : le coût en gaz prohibitif dû à la nécessité d'enregistrer toutes les données sur la blockchain. Union a déclaré avoir construit une nouvelle structure de vérification améliorée en efficacité pour résoudre ce problème, en introduisant un circuit de preuve à connaissance zéro nommé « Galois ». Union a appelé, à la suite de cet incident, à une collaboration urgente de toute l'industrie. Elle cherche notamment à établir un « réseau de vérification décentralisé » en collaborant avec des protocoles majeurs comme LayerZero, et a réitéré sa volonté de fournir le soutien technique nécessaire. Leur message central est qu'une transformation fondamentale de l'architecture est nécessaire, plutôt que des correctifs partiels, étant donné que les attaquants ont déjà identifié avec précision les faiblesses du modèle de confiance existant. Union prévoit de partager régulièrement ses résultats de recherche et ses avancées, et de travailler à la création d'un écosystème cross-chain plus sûr.