Le 15 septembre dernier, l’Union européenne (UE) et la République populaire de Chine ont officiellement annoncé un nouvel accord commercial qui entrera en vigueur à partir de l’année prochaine. Les deux pays se sont mis d’accord pour limiter les importations de véhicules hybrides fabriqués en Chine à moins de la moitié des niveaux actuels ; c’est une stratégie commune visant à éviter les conflits de niveau de transport.

Conformément à l'accord, l'UE réduira les importations de véhicules hybrides produits par des constructeurs chinois à la moitié de leurs niveaux actuels dès 2025. La République populaire de Chine a annoncé qu’elle appliquerait également une mesure limitative similaire tout en conservant un lien mutuel avec ses propres véhicules électriques et électrodynamiques.

Ces restrictions possèdent le potentiel de réduire l’inégale répartition du commerce entre les deux pays, mais elles comportent également un risque d’intensifier la pression sur d’autres secteurs industriels. Par exemple, la production chinoise de batteries pour véhicules électriques et les technologies propres à l'UE en matière de véhicules écologiques s'entremettent dans une position concurrentielle. De plus, il existe la possibilité que le blocage des importations de hybrides provoque des conflits au niveau mondial du réseau d'approvisionnement.

L'accord devrait profiter à les deux parties tout en stabilisant leurs relations commerciales. Cependant, la manière dont il sera réellement mis en œuvre reste un enjeu important; comment les industries et décideurs politiques de chaque pays réagiront demeure une question ouverte.