Le gouvernement a récemment rendu publiques pour la première fois les composants nocifs des cigarettes électroniques conformément à la loi de gestion des substances nocives en vigueur depuis novembre dernier. Cette annonce vise à permettre aux consommateurs d’accéder aisément aux informations sur chaque produit tout en renforçant le rôle de surveillance du gouvernement et l’initiative d’amélioration autonome de l’industrie.
Selon les documents publiés, deux types de cigarettes électroniques ont été évalués. Le « type standard » est majoritairement liquide et contient 20 substances nocives (nicotine, propylène glycol, etc.). En revanche, le « type avancé » utilise une méthode d’infusion par chauffage qui libère les substances dans la vapeur; il contient 44 substances dont du goudron et de nicotine. Comme l’analyse dépend du type de produit, il est difficile de juger quel type soit plus dangereux simplement en se basant sur le nombre d’éléments.
En particulier, les cigarettes électroniques « type avancé » revendiquent une réduction des substances nocives. Une équipe de chercheurs de Philip Morris a comparé leurs données à celles d’un produit standard et a constaté que la quantité moyenne de substances nocives est réduite d’environ 90‑95 %. Toutefois, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que ce type ne rend pas le produit inoffensif ou qu’il n’aboutit pas directement à une réduction des risques sanitaires. En effet, il reste incertain si la diminution de substances particulières se traduit réellement par une moindre probabilité de maladie.
Le Centre de contrôle et prévention des maladies transmissibles (CCT) a noté que les résultats d’expériences en laboratoire ne correspondent pas toujours aux quantités d’émission observées chez les consommateurs. Des variables comme le mode d’utilisation, la quantité de liquide ou encore l’interaction avec les cigarettes classiques peuvent influencer les résultats; davantage d’études sont donc nécessaires.
Enfin, après cette publication, des autorités envisage d’élargir progressivement la liste des substances à tester et de fournir aux citoyens des informations détaillées afin qu’ils puissent mieux comprendre le risque pour leur santé et choisir les produits appropriés.